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La ville de
Sainte-Anne en Guadeloupe a
été fondée à la fin du XVIIème siècle.
De par son essor économique elle devint très
rapidement la commune la plus riche et plus peuplée de
la Grande-Terre.
Cette prospérité permis à
Sainte-Anne de s'octroyer des
pouvoirs administratifs, en plus du pouvoir économique
et devint ainsi Chef Lieu de
la Grande Terre avant l'établissement de Pointe-à-Pitre.
Il est impossible de dater avec précision la
naissance de
Sainte-Anne.
La seule certitude c'est qu'au
XVIIème siècle
les
colons se sont rassemblés sous le ''Morne Tricolore''
afin de mettre en valeur les côtes pour la plantation de
la canne à sucre.
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Comme dans toute la Guadeloupe, les anglais contestaient sans
cesse aux colons français la possession de leurs terres.
Pour défendre leurs exploitations cannières et sous
le couvert des canons, il était important pour le
commerce de pouvoir organiser le transport du sucre
jusque sur la Basse-Terre. Il fut décidé de construire
un port marchand à l'endroit dit ''la Saline''!
C'est ainsi que le bourg de
Sainte-Anne
prend
naissance. |
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Comme pour la date de sa naissance, le nom de
Sainte-Anne,
comporte quelques quelques incertitudes. Si l'on en
croit la "légende", le nom de
Sainte-Anne aurait été donné en
1615, lors des épousailles
de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.
Autre version : son nom viendrait de celui de la mère
de la sainte Vierge Marie, « Anne ».
La seule certitude c'est qu'en
1670 une chapelle du nom de
Sainte-Anne
est mentionnée à proximité du site où
est implantée l’église actuelle.
La
paroisse en tant qu’entité juridique
et ancêtre de la commune actuelle de
Sainte-Anne prend réellement
naissance en 1691.
En 1759, la guerre de
Sept
Ans opposant l’Angleterre à la France, battait
son plein. C'est dans ce contexte que
Sainte-Anne est
entièrement détruite par les
Anglais. Seuls les Grands Fonds encore isolés
ne furent pas touchés.
Tout est à reconstruire.
La paroisse de
Sainte-Anne
perd son statut de
chef lieu de la Grande-Terre au profit
de Pointe-à-Pitre.
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La révolution française de 1789,
conformément à la Déclaration
des Droits de l’Homme et du Citoyen,
entend abolir l’esclavage.
Porteur du décret du 04
février 1794 de la Convention, déclarant
l’abolition de l’esclavage dans les colonies,
Victor Hugues débarque
en Guadeloupe en
juin 1794.
Avec l’esprit révolutionnaire de
l’époque, Sainte-Anne change de
nom et est rebaptisée « Fraternité », nom
qu'elle conservera durant toute la
période révolutionnaire.
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A cette époque, 'Fraternité'' était la commune la
plus peuplée de la Guadeloupe.
La révolution a
apporté avec elle,
insurrections,
complots, émeutes,
trahisons et
ralliements.
Les tortures
et les
exécutions
sommaires se
multiplient.
Le rétablissement de l’esclavage par
Napoléon en 1802
va aussi générer des évènements d'une
extrême gravité
dans toute Guadeloupe et dans
la commune
Sainte-Anne qui va
s'illustrer avec courage dans l’insurrection et le
marronnage.
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Jusqu’à la Monarchie de
1830,
Sainte-Anne
demeure une "paroisse". Ce n’est
qu’en 1837
que sont instituées les
Administrations Municipales. Le
conseil Municipal est élu
selon un suffrage restreint. Seuls
ceux qui paient le « cens », l’impôt électoral de
l’époque (suffrage censitaire) et ceux qui ont des
titres et des diplômes (suffrage
capacitaire) ont le droit de vote.
Ce régime
électoral va perdurer même après 1’abolition de
l’esclavage de 1848
et de disparaîtra qu'avec le Second Empire conformément
au sénatus-consulte de 1854.
Une
administration communale est nommée toujours composée
des mêmes notables
d’avant le second empire avec le dénommé « LE
TERRIER D’EQUINVILLE » comme maire de la commune de
Sainte-Anne.
Il faudra
attendre 1871
pour
un retour du suffrage universel
mais toujours au profit des notables.
Un usinier possédant la quasi-totalité
des terres, le dénommé DUBOS
est élu maire de
Sainte-Anne.
Avec la libération des
esclaves et la réorganisation du
travail, les revendications sociales se
multiplient. Les
grèves de plus en plus nombreuses et dures.
Malgré la montée en puissance
d’une nouvelle catégorie sociale, les
notables de race blanche imposent leur hégémonie à la tête des
institutions. C'est ainsi qu'Eugène GRAEVE est
élu chef d’édilité de la municipalité de
Sainte-Anne
en
1925, et Député en
1934. |
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Maurice SATINEAU
, né le 18
septembre 1891 à Baie Mahault
décédé le
13 septembre 1960
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L'élection en
1935
de
Maurice SATINEAU, natif
de Baie-Mahault, comme maire de Sainte-Anne marque l'hégémonie des
notables blancs,
DUBOS et
GRAEVE qui
dirigeaient la Mairie depuis
1871.
Avec le régime de Vichy, le droit de
vote disparaît et le conseil
municipal est à nouveau nommé.
nomme C'est un riche commerçant de
Pointe-à-Pitre,
Maurice DUPLESSIS
qui un arrêté de SORIN est élu maire
de Sainte-Anne.
En
1945, les choses redevenues
normales,
Maurice SATINEAU
va retrouver son
fauteuil de Maire pour dominer la vie
politique de Sainte-Anne
jusqu’à sa mort le
13 septembre 1960.
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C’est son premier
adjoint, Monsieur Saint-Pierre PHIRMIS
qui lui
succèdera.
Il cèdera
ensuite son poste de
maire à Mr Albert LAZARD
qui va
l’occuper de mars 1965
au
08 juillet
1970, date de son décès.
Monsieur
Hégésippe
IBENE, alors premier adjoint
au Maire, fera fonction de maire pour terminer la
mandature jusqu’en mars 1971.
La conquête de la
mairie de Sainte-Anne opposera
alors les héritiers de
SATINEAU
devenus gaullistes, et les communistes
guadeloupéens, représentés
par Hégésippe IBENE.
C’est finalement Hégésippe IBENE qui sera élu Maire
aux élections municipales de
mars 1971. Il conservera ce poste jusqu’en
en 1989.
Marcellin LUBETH, son premier adjoint va lui
succéder.
La victoire de
Marlène
CAPTANT
sur
Marcellin LUBETH en
2001
mettra
fin à trente ans de direction communiste à
Sainte-Anne.
Frappée par
une inéligibilité relative à son compte de
campagne,
Marlène
CAPTANT devra abandonner la
mairie de Sainte-Anne en
décembre 2002.
C'est
Alexandre BASTAREAUD
l’un ses adjoints, qui lui succèdera. |
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L'instabilité politique qui
s’ensuivit va entraîner la démission de la
majorité du conseil municipal.
Les
élections municipales organisées en
septembre 2003, sont remportées par la
liste de
Blaise ALDO,
l’actuel
Maire de Sainte-Anne, réélu aux
élections municipales de mars
2008.
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Blaise ALDO |
Résidence le
ZANDOLI
- Les Surettes - Gissac - 97180 Sainte-Anne - Guadeloupe
Tel.:
+590-(0)5.90.68.97.24
- Tel. portable:
+590-(0)6.90.42.44.40

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